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Louis-Marie Lemaire

Louis-Marie Lemaire

Louis-Marie Lemaire est un des rares apiculteurs qui élèvent encore l'abeille noire des Landes. Il explique que son élevage est délicat compte tenu de sa relative agressivité. Qui s'y frotte s'y pique autrement dit !

Une abeille qui s'est adaptée à son milieu


Ecotype landais de l’abeille domestique européenne (Apis mellifica mellifica), l'abeille noire des Landes a évolué pour s’adapter notamment à récolter le nectar des fleurs de bruyère callune dont les clochettes sont très petites ; ainsi sa langue est plus courte que celles des autres abeilles afin de le recueillir avec le plus d’efficacité possible.

L'abeille noire des Landes a également adapté son activité saisonnière à la floraison de la callune. Les reines de l’écotype landais pondent ainsi deux fois par an, la seconde fois à partir de la mi-août pour qu’un maximum d’ouvrières soient disponibles au moment où les petites fleurs de callune délivrent leur nectar.

Une production irrégulière


Le miel de callune d'abeilles noires des Landes n’est pas produit de manière régulière car sa production est dépendante de conditions climatiques particulières qui ne se rencontrent pas chaque année. Ainsi, Louis-Marie Lemaire explique que pour une bonne miellée, il est indispensable que la callune bénéficie d’eau ou d’humidité nocturne pendant la première quinzaine du mois d’août puis qu’elle dispose de chaleur après le 15 août afin que les fleurs éclosent dans les meilleures conditions.

Or, le réchauffement climatique actuel perturbe cet écosystème : d’une part, la callune fleurit de plus en plus tôt, d’autre part, de plus fortes amplitudes thermiques jour/nuit perturbent l’hibernation de l’abeille noire des Landes.

Une extraction délicate


L’une des caractéristiques propres au miel de callune produit par Louis-Marie Lemaire est sa texture à température ambiante, qui ressemble à celle de la gelée de coing. Cette propriété rend son extraction compliquée. Il faut pour cela chauffer les hausses (partie de la ruche contenant les rayons remplis de miel que l’on a prélevés). Louis-Marie les place dans une miellerie ou dans une chambre chaude, sorte de chambre froide réversible, durant quarante-huit heures à une température de 40 °C. Cette température est maintenue pendant l’extraction. Sans cette opération il serait impossible de l’extraire des alvéoles.

Une autre particularité du miel de callune est qu'il contient davantage d’eau que les autres miels, entre 20 et 22 % alors qu’en moyenne un miel en contient 17 à 20 %.

Ces deux propriétés originales, une texture gélatineuse et un taux d’humidité supérieur aux autres miels, expliquent que la mise en pot et la conservation du miel de callune soit des opérations assez compliquées qui demandent de la vigilance et l’usage de techniques particulières. La phase de décantation est ainsi réalisée dans un maturateur qui doit être chauffé pour maintenir le miel à l'état liquide en vue de sa mise en pot.

© Agnès Poujol Hardy avec Hervé Goulaze, Slow Food Landes
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