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Les Vergers du Pays de Monein - Marie-José Casaubon

Les Vergers du Pays de MoneinMarie-José Casaubon

Pour rencontrer Marie-José Casaubon, il faut se rendre jusqu'à Cuqueron, petit village des Pyrénées Atlantiques situé à l'ouest de Pau, en plein terroir de la fameuse Pêche Roussanne de Monein !

C'est là qu'elle cultive amoureusement 500 pêchers répartis sur un hectare au sommet d'une crête qui surplombe les vignes du Jurançon et d'où on découvre la chaîne des Pyrénées. Un verger magnifique dans un paysage à couper le souffle !

La pêche Roussanne de Monein, un peu d'histoire :


La Roussanne de Monein est une très vieille variété de pêche dont on retrouve la trace au Moyen-Age.

"C'est un fruit extrêmement fragile", explique Marie-José Casaubon, "sujet à diverses maladies dont la cloque qui atteint les feuilles lorsqu'elles sortent après la floraison et qui peut faire mourir l'arbre. "

Par ailleurs difficilement transportable (les moyens n'étaient pas ceux d'aujourd'hui !), cette pêche, très renommée jusqu'à la seconde moitié du 19e siècle, va voir sa culture progressivement abandonnée jusqu'à ce qu'il ne subsiste que quelques pieds au bord des vignes.

C'était sans compter avec la passion amoureuse de Marie-José qui a relancé sa culture et a entraîné une vingtaine de producteurs à sa suite !

Un fruit au goût exceptionnel inscrit à l'Arche du Goût Slow Food :


De la pêche Roussanne de Monein, Marie-José dit qu'elle offre une grande homogénéité dans le goût et dans le sucre : "Quand le consommateur mord à pleines dents cette pêche, c'est les yeux qui s'animent... un sourire... c'est le bonheur ! Tous nous le disent ! Cette pêche enchante le palais !".

Le fruit est de couleur violacée, la chair est jaune, tâchée de rouge, juteuse, excellente ! Chaque fruit pèse 200 à 300 g mais certains fruits montent jusqu'à 400 g ! En admiration devant ses pêches, Marie-José prévient : "Il faut vraiment la regarder avant de la manger !!".

La pêche Roussanne de Monein est aujourd'hui inscrite à l'Arche du Goût Slow Food. Son comité sélectionne des produits aux qualités gustatives exceptionnelles qui doivent appartenir à une espèce végétale ou animale indigène, être produits en quantité limitée par des exploitations agricoles de petite taille et qui courent un risque d'extinction ou dont la relance est encore fragile.

La culture :


Marie-José conduit une partie de son verger en agriculture biologique, l'autre "aux trois quarts en bio" selon son expression.

Elle explique qu'elle travaille essentiellement en prévention ; de ce fait, elle fait régulièrement analyser ses sols et leur apporte des oligo-éléments. "Ces produits coûtent très cher, il faut vouloir investir !" dit-elle. Mais la qualité des sols est primordiale selon elle. Dans la culture du pêcher, "c'est la vigueur de l'arbre qui commande !".

Et d'ajouter : "Je passe à travers mes pêchers, je les connais par coeur, je sais comment ils sont faits. Moi, je leur parle mais eux aussi me parlent, c'est un échange..."

Face à la cloque, elle fait des essais. Elle traite cette maladie avec du cuivre bio et souligne qu'elle n'utilise pas de bouillie bordelaise qui asphyxie les sols. Elle complète par trois traitements de synthèse en janvier et février sur les bois.

Ces essais génèrent beaucoup de "tremblements et d'émotions fortes" selon les mots de Marie-José : "Quand les fleurs sont passées, comment vont être les feuilles ?".

Elle utilise du souffre contre l'oïdium et n'emploie par ailleurs aucun insecticide mais des capsules de phéromones contres les "tordeuses", une variété d'insectes qui, si l'on ne fait rien, piquent les pêches en avril, juin/juillet puis août, les rendant impropres à la vente et à la transformation. Le principe consiste à disposer dans le verger des diffuseurs de cette hormone femelle qui désoriente les mâles et empêche ainsi la reproduction. Faute d'accouplement, les mâles meurent.

La récolte et la transformation


La récolte s'étale habituellement de mi-juillet à mi-août et se vend essentiellement sur les marchés locaux à environ 3,00 €/kg. Elle a démarré le 8 juillet en 2014.

Marie-José fait transformer une partie de sa récolte, "à partir de pêches fermes et sucrées" en nectar, en sirop, en compote et également en pêches au sirop et en confiture que nous sommes fiers de présenter ici !
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